Le partage d'informations - Partenariats public-privé

Paris, 8 juillet 2026 – Un nouveau rapport (report) du Groupe d’action financière (GAFI/FATF) souligne l’urgence pour les autorités publiques et le secteur privé de renforcer leur coopération afin de lutter contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (BC/FT/FP), dans un contexte de numérisation croissante et face à la rapidité et à la complexité des transactions transfrontalières.

Le rapport intitulé « Le partage d’informations pour lutter contre la finance illicite : aperçu mondial des partenariats public-privé et des dispositifs de protection des données » examine comment les partenariats public-privé (PPP) et d’autres mécanismes de partage d’informations peuvent aider les juridictions et les acteurs du secteur privé à détecter, analyser et perturber les activités criminelles financières avec davantage de rapidité et d’efficacité.

Le rapport recense au moins 84 partenariats public-privé à travers le monde, dont 52 juridictions interrogées déclarent disposer d’au moins un PPP national, tandis que 18 juridictions en possèdent plusieurs. Il conclut que les PPP constituent des outils permanents et efficaces de lutte contre le BC/FT/FP lorsqu’ils reposent sur une base juridique solide, une gouvernance claire et des innovations technologiques.

Afin de favoriser l’adoption et le renforcement des PPP, le GAFI présente différents modèles utilisés dans le monde et met en avant la nécessité d’une coopération accrue avec les institutions financières, les prestataires de services sur actifs virtuels (PSAV), les secteurs non financiers ainsi que d’autres parties prenantes non traditionnelles, compte tenu de la progression exponentielle de la fraude à l’échelle mondiale.

Le rapport indique que plus de 75 % des juridictions déclarantes utilisent des PPP pour partager des informations stratégiques telles que les typologies, les signaux d’alerte (« red flags ») et les tendances de risque. Par ailleurs, 55 à 66 % des juridictions disposent de PPP permettant le partage d’informations opérationnelles, notamment des renseignements liés aux enquêtes, des indicateurs figurant dans les déclarations d’opérations suspectes (DOS) ainsi que des données de vigilance à l’égard de la clientèle (« Customer Due Diligence » ou CDD) et de connaissance du client (KYC). Ces résultats reflètent les différents besoins, contextes, niveaux de développement et stades d’évolution des PPP.

Le rapport présente également plusieurs innovations destinées à renforcer le partage d’informations, notamment l’utilisation de plateformes chiffrées, d’espaces d’échange sécurisés et l’implication d’un ensemble plus large d’acteurs, tels que les opérateurs de télécommunications et les plateformes numériques.

New FATF report urges use of Public-Private Partnerships to combat illicit finance

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